The Creators Project à Paris: j’y étais!

Toute la semaine dernière, The Creators Project a envahi Paris pour célébrer l’art et l’innovation numérique. Petit compte-rendu des évènements auxquels j’ai eu le plaisir d’assister!

Si les festivités s’étalaient du 19 au 24 juin, pour ma part je me suis “juste” fait un petit concentré du 21 au 23: une teuf monumentale, une projection et une masterclass avec les rois du clip made in France, voilà le petit programme que je m’étais concocté.

On commence donc le jeudi 21 juin avec LA soirée où il fallait être pour fêter à la fois la musique, l’été, la fin de l’exposition Monumenta, et bien sûr l’art et le numérique: le “Bal Blanc” de The Creators Project et We Love Art. Dès 20h, une longue file de silhouettes blanches a commencé à se masser aux portes du Grand Palais. 20h45: les participants commencent enfin à pénétrer dans l’oeuvre multicolore de Daniel Buren. Pour ma part, je n’étais pas allée voir l’expo auparavant, j’ai donc découvert avec ravissement cette installation qui m’a donné l’impression d’évoluer sous la surface d’un parterre de nénuphars multicolores.

Monumenta au Grand Palais - Daniel Buren
La nef du Grand Palais vue depuis le sol, sous le parterre de “nénuphars” multicolores de Buren
@AudeFromParis, @Savvytweet et moi-même (@CelsaMisc repraizant), tout blancs et tout contents de faire la teuf au Grand Palais

A la nuit tombée, les spots de lumière ont commencé à se promener sur les cercles de plexiglas, projetant au sol leurs teintes bleu, vert, jaune et rouge. Les simples promeneurs venus pour Monumenta ont peu à peu laissé place aux clubbers prêts à sautiller sur les sets electrisants de Four Tet, Jamie XX et Caribou, réunis pour un mix à 6 mains inédit. Jusqu’à 2h du matin, les 3 DJ ont fait danser la foule dans ce cadre magique, presque irréel: imaginez un peu, le Grand Palais transformé en dancefloor géant, avec 3 papes de l’electro aux platines! De mémoire, je crois que je n’ai jamais fait un truc aussi dément pour la fête de la musique. Mais trêve de blabla, regardez plutôt cette vidéo si vous voulez avoir un aperçu de l’ambiance:

Donc même pas la peine de préciser que le lendemain je n’avais plus de tympans, plus de voix, clairement pas assez dormi, et accessoirement chopé un bon gros rhume en cherchant désespérément un taxi en pleine nuit! Mais ça en valait assurément la peine.

Le vendredi soir, je me suis laborieusement traînée je suis donc allée toute guillerette au Centquatre pour un deuxième évènement organisé par TCP. Rien de trop fatiguant heureusement: le bâtiment culturel de la rue d’Aubervilliers nous accueillait pour une projection du court-métrage de Para One, It Was On Earth That I Knew Joy (que vous pouvez découvrir dans son intégralité ).

Franchement dark (des robots retracent les derniers instants de la vie d’un homme lors de la disparition de la vie sur Terre suite à une épidémie), ce film est un hommage au réalisateur français Chris Marker, dont le style et l’univers ont une grande influence sur le travail de Jean-Baptiste de Laubier (le nom de Para One dans la vraie vie). L’artiste, plus connu pour ses prods de musique électronique, était présent pour parler de cette première incursion vers le monde du cinéma (qui date de 2011), qu’il a prolongé en réalisant il y a peu le clip de son dernier morceau Lean On Me.

Même ambiance de partage d’anecdotes et de discussion ouverte avec d’autres petits génies créatifs le samedi, où le Centquatre accueillait cette fois-ci deux des quatre Megaforce, le collectif de frenchies qui monte dans le monde du clip – ils ont notamment réalisé le dernier Madonna (Give Me All Your Luvin’), rien que ça! L’intitulé de l’atelier était “Déconstruire le clip”, et l’idée était donc de retracer avec eux le processus de réalisation d’un clip, du brief à la diffusion en passant par la naissance d’une idée aux différentes contraintes (matérielles, budgétaires) à affronter.

Nous n’avons pas décortiqué le clip de Madonna, mais celui réalisé en 2009 pour le morceau Pursuit of Happiness de Kid Cudi. Jugé “trop arty” par le label de l’artiste, il ne deviendra finalement pas le clip “officiel” – eh oui, le petit monde du clip est impitoyable… D’autant plus que les Megaforce ne touchent rien pour ce travail, qui est avant tout une vitrine de leur talent. Car leur “vrai” métier, c’est de faire des publicités, pour lesquelles ils déploient au moins autant d’imagination: exemple avec cette pub Cadbury où ils ont fait danser des humains dans des vêtements géants!

Le Centquatre accueillait aussi pendant toute la semaine une oeuvre “interactive” (on a pas trop le droit d’utiliser ce mot quand on a fait le Master MISC du CELSA normalement, mes camarades de promo comprendront) du réalisateur américain Chris Milk: The Treachery of Sanctuary. Ce triptyque invitait le spectateur à rejouer les grandes étapes de la vie (naissance, vie, mort et resurrection) à travers un dispositif visuel réagissant à des contrôleurs Kinect et des capteurs infrarouge. Joli et poétique!

Merci à The Creators Project de m’avoir invitée à ces évènements tous plus intéressants les uns que les autres. Quand vous voulez vous revenez à Paris!

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